Le dernier vol

Le dernier vol
« On m'a toujours dit que les montgolfières étaient vivantes. Pourquoi? Parce qu'elles seules décidaient vraiment d'où nous pouvions atterrir... si nous le pouvions. J'y ai toujours cru et j'y crois encore. Même après plus de 50 ans de métier, 50 ans de vol, 50 ans de passion, j'y crois toujours. J'ai affronté mille et une tempête, monter des centaines de fois sur les énormes ballons qui m'ont transporté dieu sait ou... »

Le vieux Brenson termina d'écrire quelques mots puis déposa sa plume. Le vieil homme avait de plus en plus de difficulté à ternir la plume. Il faut dire que l'arthrite ne l'avait malheureusement pas épargné et qu'il lui fallait tout pour écrire une dizaine de mot. Ses mémoires allaient donc lui en exiger beaucoup plus qu'il ne pensait pouvoir en fournir.

Il soupira avant de répéter ce mouvement qu'il ne faisait que trop souvent depuis les dernières années, masser ses pauvres jointures, maintenant doublées de volumes tellement la maladie les avait rongées.

«... grand et musclés. Jadis, mes cheveux étaient beaucoup plus blés que gris et plus uniformes que la simple couronne échevelée qui orne maintenant mon pauvre et douloureux crâne. ..»

Le vieillard avait recommencé à écrire ses mémoires. Comme cette dernière lui jouait très souvent des tours, il avait eut l'idée de les couchés sur papiers du temps qu'elles lui étaient encore atteignables. Il savait très bien ne pas en avoir pour longtemps et n'avait malheureusement personne pour reprendre ses biens, si ce n'était de son si fidèle St-Hubert qui dormait paisiblement près du foyer ou ne fumaient que quelques cendres. Les seuls indices qui nous portaient à croire que le fidèle molosse était toujours vivant étant sa pate arrière gauche qui gigotait suivant l'histoire de ses rêves.

« Nous avions 18 ans... je lui avais promis de l'aimer jusqu'à ma mort et elle, m'avait promis sa main. Malheureusement, comme mon père avant moi, la montgolfière m'appelait. Nous nous étions promis de s'attendre. La vie elle, n'en a fait qu'à sa tête. La grippe... cette maudite grippe espagnole... elle eut raison de ma dulcinée. Foudroyante que l'on m'a dit, à mon retour, lorsqu'enfin j'avais trouvé la bague parfaite. Celle qui pourrait orner le doigt de ma si chère Britanny. C'était aux Indes que je l'avais dénichée. Une vraie merveille. Malheureusement... à peine avais-je mis le pied à terre que l'on m'annonçait la tragédie... »

Le navigateur déposa de nouveau sa plume, l'émotion le subjuguait, ses mains en tremblaient. C'en était trop pour lui, il devait arrêter. La perte de Britanny, même après un demi-siècle, lui faisait toujours aussi mal. Elle était sa vie après tout...

Toutes ces émotions avaient vidé Brenson de toute son énergie. Le vieillard se leva, s'appuyant fièrement sur sa canne noire à pommeau d'argent. Il allait terminer tout cela demain. Pour le moment, tout ce qui lui importait était de tomber dans les bras de Morphée, histoire d'oublier ses souffrances.

Boitant jusqu'à son lit, il en profita pour tendrement caresser la tête de son chien qui redressa la tête, faisant joyeusement battre sa queue sur l'ardoise froide qui faisait office de plancher dans la modeste cabane de Brenson.

L'homme retira ses souliers, ne se donnant même pas la peine d'enlever son vieux costume rongé par les mites. Se glissant sous les couvertures, il souffla les bougies et s'endormie.

De la rue, on entendit l'hurlement à briser le c½ur d'un St-Hubert. On a très souvent dit que les chiens ressentaient la mort de leur maitre. Cette fois-ci, le bon vieux chien savait que Brenson avait finalement volé jusqu'à Britanny.

# Enviado em Quarta 04 Novembro 2009 15:40

Article numéro 68

Article numéro 68
Rampe sur les nuages

Marche d'étoile en étoile


Cours entre les arbres


Nage dans la lumière


Sans dessus-dessous

Une logique? Non Pourquoi en avoir? Le monde en est exent...



# Enviado em Terça 03 Novembro 2009 13:20

C'est pas vous c'est moi

C'est pas vous c'est moi
Généralement, l'excuse révèle du masque, de la plaisanterie plus que de la vérité. Heureusement, ça c'est relatif à tout le monde et les points de vues sont tous différent, pour une fois, c'est vrai.

C'est de ma faute à moi si j'ai l'impression de perdre mon temps là-bas, si j'ai l'impression que ça n'a aucune importance, si j'ai même pas le goût de me forcer pour réussir.

C'est de ma faute si j'suis pas assez perspicace pour réaliser que dans le fond vous avez raison pis que ma place est vraiment avec vous là-bas...

Encore une fois ce doit être de ma faute si toutes ces démarches, cet énergie dépensé aura servis à rien, si ce n'est que de me rendre compte que c'était pas ma place pis que je vous ai tous fait perdre votre temps.


C'est pas vous, c'est moi. Vous êtes des gens merveilleux croyez moi.

# Enviado em Sábado 24 Outubro 2009 00:52

21 juin

21 juin
C'est vraiment l'été, la météo nous le dit!
Et aussi parce que tu l'as emmené avec toi
Mais encore, c'est le grand jour
On a attendu si longtemps
Après 8 mois d'attente
Ensemble, c'est tout ce que qu'on voulait être
Enfin réunis.
Les deux plus merveilleuses semaines de notre vie
Je t'aime.
Tu n'as pas idée à quel point

# Enviado em Domingo 21 Junho 2009 09:23

Fuite

Fuite
Il y a tellement longtemps que cela a eu lieu que j'ai peine à me souvenir de combien de lunes se sont écoulées depuis. 75 000 cycles peut-êtres? Je ne sais pas. Toujours est-il que c'est arrivé pendant la saison de la chasse. C'était une excellente année et ma mère, Saïbara, et plusieurs autres femelles de la tribu avaient même réussi à capturer un énorme mastodonte qui réussirait à lui-seul à nous nourrir pour au moins une bonne semaine. J'étais alors âgée de deux cycles et promue à un excellent avenir comme siégeante au conseil des sept, mais la Grande Déesse Gaïa elle, ne le voyait pas de cet oeil. Lors d'une balade dans la jungle, qui fut ma dernière, je suis tombée dans des sables mouvants qui s'avérèrent être mon tombeau. Comme personne n'était avec moi pour me sortir de là, je me débattis du mieux que je put, ne réalisant pas là, la terrible erreur que je faisais, car maintenant, je le sais, bouger dans ces endroits meurtrier s'avère être la pire erreur que vous pouviez faire. Ceux-ci vous attirant de plus en plus en leurs sein, jusqu'à ce que vous soyez incapable de vous en échapper où même de simplement bouger votre tête.

...

Ils sont étranges ces grands singes qui marchent autour de moi, m'observent avec leurs petits yeux, prennent des notes en émettant des sons et en gesticulants de manière à ce qu'ils aient l'aire encore plus stupides qu'ils le sont réellement. C'est drôle, ils ressemblent beaucoup aux singes de la tribu des Yemen. De pauvres singes qui nous balançaient de longs bâtons pointus dans l'espoir de nous effrayer, mais qui, en bout de ligne était visiblement beaucoup plus effrayés par nous que nous l'étions d'eux.

J'ignore ce que je fais ici. Je croyais que les sables mouvants avaient eu raison de moi. Peut-être que la Grande Déesse Gaïa a décidé de me donner une seconde chance. Après tout, je n'étais pas si méchante... ou alors ces singes, que je crois si stupide, m'ont ramené à la vie. Qui sait. Pour le moment, tout ce qui importe c'est que je sorte d'ici. Mais comment? Ah! Je sais! Je traquerai le singe qui me sert à manger et m'échapperai. Après tout, il a beau être plus grand que moi, il ne doit pas être très dangereux. Il est beaucoup moins poilus que moi, semble porter une carapace trop molle et n'a ni griffe ni bâton pour se défendre. Même un bébé d'un demi-cycle pourrait le faire.

« En manchette à CNN, en ce vendredi 26 juillet 3031. La smilodon Kaïra c'est échappée du « Central Park Zoo » de New York, il y a de ça 10 à peine 10 minutes. Nous conseillons à tous nos braves citoyens de rester bien à l'abri chez eux et de ne pas paniquer. Les autorités locales prient les citoyens de ne pas chercher à capturer la tigresse. Nous tenons à spécifier que la momie de Kaïra a été régénérée la semaine dernière dans un laboratoire New Yorkais à la suite de sa découverte dans des sables mouvants situés en plein coeur de la jungle colombienne. Rappelons que cette espèce aurait vécue il y a de ça 75 000 ans et s'avère être une des plus dangereuses races de carnivores jamais portée par la terre.

# Enviado em Domingo 17 Maio 2009 17:18